Carrière et traduction : en 2016, je fais le grand saut !

Et si 2016 était votre année ? L’année de tous les succès ? Et si c’était vous, le traducteur dont tout le monde parle ? La star de Twitter ? Et de Facebook ? En 2016, c’est décidé : je me botte les fesses et je donne un nouvel élan à ma carrière de traducteur freelance. Voici le plan en détail.

Traduction et zone de confort

L’argent tombe à la fin du mois, les vacances annuelles sont fixées au mois d’août. Une fois qu’on a trouvé des clients réguliers et qu’on commence à bien gagner sa vie, il devient difficile de sortir de sa zone de confort. D’ailleurs, à quoi bon en sortir si on s’y trouve bien ? Le risque, je crois, est que cette bulle de bonheur peut se transformer en véritable traquenard. Imaginez si votre client régulier, à qui vous consacrez 80 % de votre temps, décide du jour au lendemain de ne plus faire appel à vos services. Imaginez, vous apprenez que vous attendez un enfant. Vous allez devoir vous arrêter quelque temps. Imaginez si votre client régulier vous remplaçait pendant cette période… et vous oubliait. Et si l’agence de traduction qui vous donne tant de travail vous demandait de baisser votre tarif sans condition pour vous aligner sur les tarifs des autres traducteurs ?

En tant que freelance, est-ce prudent de nier cette réalité ?

Je ne pense pas. Le risque que tout s’arrête du jour au lendemain est trop important. Et puis, quand on est travailleur indépendant, on a aussi le droit d’évoluer tout au long de sa carrière. Mais pour cela, il faut s’en donner les moyens. Nous n’avons pas d’échelons, les gratifications ne tombent pas du ciel. Il faut savoir s’organiser.

Qu’est-ce qui a changé pour moi entre janvier 2015 et janvier 2016 ?

J’ai créé une SARL, Via Mondo, avec mon compagnon Romain Terrier (également traducteur). J’ai pris un risque financier (je paie deux fois plus de charges qu’auparavant). Je suis fière d’avoir sauté le pas, même si pour le moment j’y vois plus d’inconvénients que d’avantages. Mais je préfère avoir des regrets que des remords.

J’ai fait de la gestion de projets, pour des clients directs qui avaient des besoins de traduction vers l’anglais.

J’ai externalisé du travail. Je suis passée de l’autre côté du miroir.

Quand on est freelance, le développement de carrière est une tâche à part entière. On doit y consacrer du temps. On peut passer de petit à grand.

En 2016, je donne un coup de fouet à ma carrière

Si vous n’avez rien fait de sensationnel en 2015, si rien n’a évolué de votre côté, si vous avez continué à traduire les mêmes contenus pour les mêmes personnes, pas de panique. 2016 est peut-être votre année. Voici mon plan.

Posez-vous la question : que pourrais-je faire pour améliorer ma carrière de traducteur ?

Différentes pistes :

  • Améliorer ma rémunération

Je peux travailler plus pour gagner plus (en m’organisant mieux à la maison, en me levant plus tôt, en me couchant plus tôt).

Je peux rechercher des clients qui paient plus.

  • Développer mes compétences

Je peux améliorer mes compétences à l’oral (que ce soit en français ou dans la langue source).

Je peux affûter mes connaissances dans un domaine de spécialité particulier.

Je peux enrichir mon carnet d’adresses.

  • Améliorer mon quotidien

Je peux décider de travailler moins pour mieux profiter de la vie. Car en fin de compte, à quoi bon travailler des heures et des heures si on n’a pas le temps d’en profiter ?

Je peux (enfin) me mettre au sport et être encore plus productif devant mon ordinateur.

Je peux me fixer des objectifs « plaisir » pour me motiver le reste de l’année (vacances d’été par exemple).

Une fois que vous avez trouvé les points sur lesquels vous allez travailler cette nouvelle année, selon votre personnalité et vos envies, il faut vous donner les moyens d’y arriver.

Agenda carrière

Pour cela, c’est simple. Commencez par consacrer une journée par mois à l’administration. Par exemple, chaque premier vendredi du mois, occupez-vous du courrier, des papiers administratifs, des mises à jour de dossier, etc. Attelez-vous à l’administration pour ne plus dire « je n’ai pas le temps ». Exit les zones tampons dans lesquelles les courriers à traiter s’accumulent. Fini les retards de paiement. Au revoir le stress lié à la procrastination administrative.

En fonction de vos objectifs, planifiez une matinée par semaine, une journée toutes les deux semaines… comme vous voulez… à votre nouveau projet. Si vous décidez de trouver de nouveaux clients, alors consacrez deux journées par mois à la prospection. Cette tâche sera écrite noir sur blanc sur votre agenda comme si un projet de traduction était prévu ce jour-là. C’est dans ce cadre précis que vous pourrez y arriver.

On en reparle dans trois mois ?

Et vous ? Quel est votre plan pour donner un nouvel élan à votre carrière de traducteur ?

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5 commentaires

  1. Dans freelance, il y a free… et c’est vrai que ça se mérite !!
    Comme dirait Baudelaire « Celui-là seul est digne de la liberté, qui sait la conquérir. »
    Voilà tout ce qu’il te reste à faire :-))

  2. Etre freelance, c’est pas facile du tout! Les gens ont tendance à,penser que ces freelance sont des fainéant qui ne veulent pas travailler, cherchent l’argent facile, ne veulent pas être soumis à des règles, … et sont bien heureux car ils ne sont pas soumis à des horaires. se lèvent quand ils veulent et travaillent comme ils le veulent. Tout ca c’est faux car la journée d’un freelance des fois c’est 20h par jour. Et pour réussir en tant que freelance, on doit suivre des règles à soi , un système de suivi très strict, … Courage et coucou aux amis freelance!

  3. Bonjour!
    Pour commencer je trouve ton blog super! Je suis en première année
    de master en traduction et les informations que j’ai pu lire sont
    très utiles. J’ai comme langues l’anglais, le néerlandais et l’allemand.
    Une question: à partir de combien de temps un traducteur
    peut-il vivre exclusivement de la traduction en indépendant?
    Combien de temps faut-il pour percevoir disons 1200 euros
    net? (pour commencer)

    Merci!

    • Maeva

      19 janvier 2016 à 17 h 36 min

      Bonjour Illana, merci pour vos commentaires. Ça fait toujours plaisir de voir que le blog est utile !
      Pour répondre à votre question, cela dépend des talents de commercial du traducteur et bien sûr de la qualité du travail fourni. Si vous attendez que le travail tombe du ciel, vous pouvez attendre toute votre vie ! En revanche, à force de persévérance, vous pourrez vivre décemment de votre métier après un an. En fait, au début vos revenus seront plutôt aléatoires, mais après une année, vous pourrez gagner des revenus plus réguliers. Vous devez axer vos efforts sur la prospection. Une fois que vous aurez su répondre aux attentes d’un client, en général, il refera appel à vous pour d’autres traductions. Evidemment il faut aussi et surtout fournir un travail de qualité. Bonne chance !

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