Quand on se lance dans le secteur de la traduction, on n’a pas besoin de grand-chose pour démarrer. Un ordinateur, une chaise de bureau, un bureau, une connexion Internet et une imprimante constituent la base du traducteur freelance. À lui ensuite de démontrer toute son expertise et son talent pour gagner des clients et multiplier les contrats. Le compte de résultat prévisionnel n’est à première vue pas une priorité pour lui.

J’ai entendu pour la première fois parler d’un compte de résultat prévisionnel quand je me suis renseignée sur la location d’un bureau dans une pépinière. C’est un document capital pour toute entreprise. L’objectif d’un prévisionnel étant, comme son nom l’indique, de prévoir, sur une durée de un à trois ans, ce que l’entreprise va coûter et ce qu’elle va rapporter. Et donc d’y voir plus clair dans sa trésorerie.

En quoi un compte de résultat prévisionnel est-il utile pour un traducteur ?

Ce document m’a ouvert les yeux sur le rendement de mon activité. J’ai réalisé que cet aspect de mon activité m’était totalement inconnu. Je ne savais pas vraiment où j’allais au niveau de mes finances. En plus, en tant qu’autoentrepreneur, je payais mes charges chaque trimestre. Je ne suivais donc pas combien j’arrivais à épargner chaque mois. Il faut dire que la compta et moi, ce n’est pas franchement une histoire d’amour !

L’idée principale d’un compte de résultat prévisionnel consiste à dresser la liste de toutes les charges et de tous les produits de l’entreprise. La différence entre les deux montants est le résultat net : on apprend alors si l’entreprise dégage un bénéfice ou une perte.

Au départ, je me disais que l’entreprise ne me coûtait rien mais ça, c’était avant de me lancer dans cette démarche « administrative ». Car tout est question de budgétisation.

Par exemple, je change d’ordinateur tous les 4 ans pour un équipement à 800 euros environ. Budgétisé, cet investissement me coûte donc 200 euros par an.

Le principe est le même pour les fournitures de bureau, les licences de logiciels de traduction, les livres ou les formations. Tous ces efforts financiers doivent être lissés sur l’année pour que je puisse avoir une idée précise de la rentabilité de mon entreprise de traduction.

Voici un exemple de liste de dépenses d’un traducteur :

250 euros d’informatique

50 euros de matériel de bureau (chaise, bureau, divers équipements)

25 euros de papeterie (tampons encreurs, cartes de visite…)

300 euros de logiciels

100 euros de livres

200 euros d’inscription à une association de traducteurs

1 700 euros de comptable

Frais de déplacement

240 euros de frais bancaires

Impôts et taxes (suivant le chiffre d’affaires)

Modèle de fichier de budget au format Excel

Prévisionnel

Aujourd’hui, j’ai une vision claire sur mes frais tout au long de l’année. Grâce à ce fichier Excel, je surveille mes dépenses et les recense au fil des mois. Dans la colonne détails, j’indique la somme que j’ai déboursée et en commentaire de la case, ce que j’ai acheté. Je répertorie chaque achat dans les cases qui suivent sur la même ligne.

Plus de surprise donc. Exactement comme le budget normal d’une famille normale.

Et vous, avez-vous déjà utilisé ce genre de document financier ? Qu’est-ce qu’il vous a apporté ?

facebooktwittergoogle_pluslinkedinmailfacebooktwittergoogle_pluslinkedinmail