Il y a quelques mois, j’ai commencé à me sentir à l’étroit dans mon trois pièces. « Sans bureau fixe », je travaille dans le salon et des problèmes de concentration ont commencé à s’accumuler. J’ai donc étudié la question de la location d’un bureau à l’extérieur de chez moi. Solution au final que j’ai reportée à plus tard sinon abandonnée.

 Travailler de chez soi, le rêve ? Pas si sûr. Certes, si on a un bureau à la maison, c’est le top pour se concentrer. Loin des collègues, du vacarme vrombissant d’un open-space, des conventions sociales, de la queue pour aller aux toilettes… chez vous, c’est chez vous, vous êtes libre comme l’air. Mais quid du traducteur travaillant de chez lui et n’ayant pas de bureau ? C’est mon cas bien évidemment. Et il n’en pouvait pas être autrement !

Alors comment faire quand on n’a pas de bureau chez soi ?

Heureusement, plusieurs possibilités s’offrent à nous, pauvres traducteurs !

Aménager le bureau dans une autre pièce

  • Aménager un coin bureau dans le salon (solution pour laquelle j’avais opté jusqu’alors). L’avantage c’est qu’on profite de la plus belle pièce de vie de sa maison. On dort dans une vraie chambre à coucher. L’inconvénient : quand les trésors qui partagent votre vie reviennent à la maison le soir, il n’est plus possible de travailler. On ferme la boutique ! Pour moi, cette configuration commençait à me déplaire car j’avais beaucoup de problèmes de concentration. J’avais toujours envie de faire autre chose dans mon appartement – étant propriétaire, je réfléchis sans cesse à refaire toute la déco, du sol au plafond en passant par les radiateurs, la salle de bains, le couloir… c’est mon côté quelque peu instable. Et sans oublier que je venais de passer en société. Je ne pouvais donc plus me permettre de finir à 16h30.
  • L’autre possibilité est de transformer sa chambre en bureau. Et de passer par un système de lit pliant assez astucieux, quoique coûteux. On range le lit au petit matin, on travaille sur son bureau, et le soir, on refait son lit. L’inconvénient c’est qu’on travaille là où on dort, et pour le cerveau je pense que ce n’est peut-être pas très clair. L’avantage c’est qu’on peut s’isoler à tout moment de la journée pour finir les projets en cours. On gagne aussi en faculté de concentration (dans une chambre, en théorie, il y a moins de bazar, meubles, objets en tous genres pour nous perturber).
  • Solution intermédiaire : sacrifier sa chambre, se créer un véritable espace de travail chez soi. À la fin de la journée, on ferme le bureau, on dit au revoir aux projets, comme on quitterait son bureau dans une entreprise normale. Et on couche dans un canapé-lit de qualité dans son salon (moins sexy tout de suite !).

Louer un bureau équipé

  • Solution assez coûteuse mais efficace, la location d’un bureau à l’extérieur permet de se créer son petit univers professionnel et de faire la coupure entre sa vie de famille/vie professionnelle sur des journées complètes. On travaille alors dans les meilleures conditions. L’inconvénient, c’est que cette option entraîne des trajets domicile/travail que le télétravail avait l’avantage de réduire au néant. Mais bon, quand on commence à avoir des enfants, il faut de toute manière sortir de chez soi pour aller à l’école ou chez la nounou. Cet inconvénient est très vite essuyé. Le deuxième souci, c’est le coût. Selon les régions, il faut compter entre 300 euros (minimum) pour un 15 m2 jusqu’à 1 000 euros par mois (tout équipé, avec Internet, électricité, charges diverses, services…). Une somme minimale de 3 600 euros par an qui n’est pas une bagatelle pour un travailleur indépendant.
  • Louer un bureau en open-space. Ou « espace de coworking ». La solution économique par excellence. Mais bonjour les aléas du travail en société : conventions sociales, bruit, trajets domicile-travail, collègues qui n’en sont pas vraiment… Surtout que dans ce type d’environnement, un effort de sociabilisation est exigé. Si vous rasez les murs, vous serez mal vu. On vous demande de jouer les nouveaux Google héros, de faire du ping-pong à l’heure du petit-déjeuner, de rire aux blagues de vos collègues. Que de la façade. Je n’ai même pas réfléchi, pour moi, impossible de traduire dans ces conditions.
  • Se rendre à une pépinière d’entreprises ou autre « incubateur » de start-ups pour travailler ponctuellement hors de chez soi. Cette solution intermédiaire permet de s’isoler lorsque l’on a des invités à la maison ou que les enfants sont en vacances. En gros, quand c’est « le brin » chez soi et qu’il faut composer avec les vacances de fonctionnaires. Personnellement, j’étudie la question quand je devrai travailler chez mes parents. C’est une bonne idée quand on n’est pas chez soi et qu’on veut assurer un minimum de productivité. En général, il faut compter une dizaine d’euros la journée de location.

Faire la part des choses

Au début, avec mon partenaire, nous étions très enjoués à l’idée de louer un bureau dans une pépinière (un bureau indépendant, entendons-nous bien). Mais de fil en aiguille, nous avons remis en cause notre projet. Du confort oui, mais à quel prix ? Nous n’avons pas assez de visibilité encore sur nos revenus cette année (nous venons de passer en société il y a quelques mois). D’où un accroissement de nos charges et ce bureau qui en aurait rajouté une couche… un beau projet oui mais un projet d’avenir. Après entretien avec notre comptable, et quelques discussions avec notre entourage professionnel, nous avons remis ce projet à plus tard. Concentrons-nous sur notre valeur ajoutée, sur notre productivité et sur notre plan d’action commerciale. Nous penserons confort dans le deuxième chapitre de notre histoire.  Quand nous aurons une maison ou un appartement plus grand, nous nous vengerons avec un vrai espace de travail : matières brutes, couleurs douces, plantes vertes… le luxe pour enchaîner projet sur projet ! Ça n’en sera que meilleur il paraît. Vivement ! :-)

facebooktwittergoogle_pluslinkedinmailfacebooktwittergoogle_pluslinkedinmail